Un retour d'expérience récent m'amène à penser qu'une réflexion en terme de pca, est une base extrêmement pertinente pour la réalisation d'un plan blanc réaliste et efficace.
Suivre exclusivement et strictement les recommandations du ministère de la santé, ne permet pas d'avoir une vision exhaustive d'un plan de continuité d'activité à l'échelle d'un établissement de santé.
Après plusieurs semaines passées à étudier cette méthodologie, j'en suis venu à la conclusion suivante : réflechir sur les risques par les flux critiques, permet de disposer d'une base efficiente pour traiter d'une situation de crise.
Voici les flux identifiés :
Déchets
Gaz médicaux
Electricité
Télécommunication
Prise en charge des décès
Transports des personnes
Blanchisserie
Approvisionnements en produits de santé
Approvisionnements en produits alimentaires
Informatique
Flux des personnes
Plus qu'une grave crise sanitaire, une défaillance d'un de ces éléments est susceptible de destabiliser gravement un établissement. De plus, il s'agit de défaillances que l'on peut rencontrer au quotidien. L'utilité à très court terme de tels plans, ainsi que la probabilité de leurs réalisations, concourent à disposer d'une base de données mobilisable et extrêmement utile.
Dans un premier temps, en s'inspirant des méthodes des plans de continuité d'activité dans d'autres domaines, il s'agit de répondre aux défaillances possibles de l'ensemble de ces éléments.
Une réflexion en profondeur sur chacun de ces postes permet de disposer d'une base efficiente et surtout très directement utile pour l'entreprise.
En cas de crise sanitaire grave, c'est l'ensemble de ces éléments qui risquent d'être globalement touchés. Une maîtrise de chacun de ces flux, permet de disposer d'une assise suffisante pour répondre à une crise sanitaire. Il ne reste plus (sic) qu'à compléter ce plan par les spécificités liées au domaine de la santé en suivant les recommandations du ministère.
Il me paraît difficile de batir un plan réaliste sans disposer des fondations d'un plan de continuité d'activités classique. Qu'il s'agisse de l'annexe NRBC ou Grippe Aviaire, ces flux sont systématiquement mis en cause.
Julien hoarau
jeudi 24 janvier 2008
dimanche 20 janvier 2008
Le suivi post interventionnel du chirurgien anesthésiste
Quand commence et quand s'arrête le suivi post interventionnel du chirurgien anesthésiste. Quelle répartition de responsabilité entre l'opérateur et l'anesthésiste ?
Faute de clarté suffisante des textes, il faut une fois de plus se tourner vers la jurisprudence de la cour de cassation pour y voir plus clair.
Le décret n° 94-1050 du 5 décembre 1994 relatif aux conditions techniques de fonctionnement des établissements de santé en ce qui concerne la pratique de l'anesthésie, texte de référence, prévoit une surveillance pré et post interventionnelle.
Si la surveillance pré interventionnelle ne pose pas de difficultés (elle inclut une consultation pré-anesthésique pour préparer l'opération ainsi qu'une visite pré anesthésique avant l'opération), la surveillance post interventionnelle pose parfois quelques difficultés.
En effet, si la surveillance en salle de réveil est bien entendue acquise. Qu'en est-il cependant de la surveillance en hospitalisation, une fois la patient ramené dans sa chambre ?
D'abord, il faut rappeler (recommandations du conseil de l'ordre des médecins concernant les relations entre le chrirugien opérateur et l'anesthésiste), que la sortie du patient est décidée par l'anesthésiste réanimateur.
Cette décision de sortie emporte t'elle transfert de responsabilité pour autant au chirurgien opérateur ?
La réponse est clairement non. Cour de cassation et conseil de l'ordre considèrent qu'anesthésistes et chirurgiens restent conjointement responsable de la santé de leur patient dans leur domaine de compétence respectifs.
Ainsi on peut déduire de l'arrêt Farcat (30 mai 1986) qu'anesthésistes réanimateurs et chirurgiens peuvent être pénalement poursuivi pour homicide invonlotaire du fait de négligences dans le suivi post interventionnel plusieurs heures après la sortie du patient de la salle de réveil.
Si les décrets restent flous quant à la durée du suivi post-interventionnel, il semblerait qu'un suivi continu et conjoint jusqu'à la sortie du patient de l'établissement de courts séjours, soit la meilleure organisation possible pour un établissement de santé qui souhaite mettre en place une organisation responsable.
Faute de clarté suffisante des textes, il faut une fois de plus se tourner vers la jurisprudence de la cour de cassation pour y voir plus clair.
Le décret n° 94-1050 du 5 décembre 1994 relatif aux conditions techniques de fonctionnement des établissements de santé en ce qui concerne la pratique de l'anesthésie, texte de référence, prévoit une surveillance pré et post interventionnelle.
Si la surveillance pré interventionnelle ne pose pas de difficultés (elle inclut une consultation pré-anesthésique pour préparer l'opération ainsi qu'une visite pré anesthésique avant l'opération), la surveillance post interventionnelle pose parfois quelques difficultés.
En effet, si la surveillance en salle de réveil est bien entendue acquise. Qu'en est-il cependant de la surveillance en hospitalisation, une fois la patient ramené dans sa chambre ?
D'abord, il faut rappeler (recommandations du conseil de l'ordre des médecins concernant les relations entre le chrirugien opérateur et l'anesthésiste), que la sortie du patient est décidée par l'anesthésiste réanimateur.
Cette décision de sortie emporte t'elle transfert de responsabilité pour autant au chirurgien opérateur ?
La réponse est clairement non. Cour de cassation et conseil de l'ordre considèrent qu'anesthésistes et chirurgiens restent conjointement responsable de la santé de leur patient dans leur domaine de compétence respectifs.
Ainsi on peut déduire de l'arrêt Farcat (30 mai 1986) qu'anesthésistes réanimateurs et chirurgiens peuvent être pénalement poursuivi pour homicide invonlotaire du fait de négligences dans le suivi post interventionnel plusieurs heures après la sortie du patient de la salle de réveil.
Si les décrets restent flous quant à la durée du suivi post-interventionnel, il semblerait qu'un suivi continu et conjoint jusqu'à la sortie du patient de l'établissement de courts séjours, soit la meilleure organisation possible pour un établissement de santé qui souhaite mettre en place une organisation responsable.
Libellés :
anesthésiste,
jurisprudence,
responsabilité,
suivi post interventionnel
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